Patrifinance : Organisation patrimoniale, assurance-vie, immobilier, défiscalisation, finance...
Patrifinance : Organisation patrimoniale, assurance-vie, immobilier, défiscalisation, finance...

Assurance-vie : un enjeu à 1 300 000 000 000 d'€ !

C’est, à peu près, le montant de la richesse que vous, français, avez investie dans les fonds euros des contrats d‘assurance-vie à ce jour.

Cette richesse- là est menacée. Pourquoi ?

 

Trois facteurs à cela :

 

Un contexte financier de taux historiquement bas, voire négatifs, une menace législative, et des règles comptables plus contraignantes pour les assureurs :

 

Le contexte financier : 

 

la  référence des prêts à taux fixes pour les emprunts immobiliers est aussi le sous-jacent (ou « support »,, « actif », « papier »),  dans lequel les assureurs investissent lorsque vous leur confiez vos liquidités à investir dans leurs fonds euros. Ce sont les OAT 10 ans, ou Obligations Assimilables du Trésor, autrement dit, de la dette d’état. Lorsque vous investissez des liquidités dans un fonds en euros, vous achetez donc de la dette d’état, rémunérée de moins en moins, l’état s‘endettant donc à un taux de plus en plus bas.

 

En période de baisse, cette référence baisse donc à la fois pour les emprunts immobiliers, à la fois, pour les rendements des fonds en euros.

 

C’est la raison pour laquelle, il est aujourd’hui possible de s’endetter pour un taux inférieur à  1% sur quinze ans à taux fixe, et c’est la même raison pour laquelle les fonds en euros voient leurs rendements également baisser, cette baisse étant néanmoins compensée par des réserves et/ou des plus-values sur portefeuilles. Donc, moins visible, mais bien réelle.

 

La menace législative : La loi « Sapin II » votée mi-Juin par les députés, dans son Article 21, renforce les pouvoirs du HCSF (Haut Conseil à la Sécurité Financière), créé par la loi bancaire de 2013, en lui donnant la possibilité de contraindre les assureurs à faire plus de réserves financières, donc, en distribuant moins de résultats.

 

D’autre part, point autrement important, il lui confère l’autorisation, sur proposition du Gouverneur de la Banque de France, « à suspendre, retarder ou limiter, pour tout ou partie du portefeuille, le paiement des valeurs de rachat, la faculté d’arbitrages, ou le versement d’avances sur contrat », pouvant donc empêcher l’assuré d’avoir accès à son épargne !   

Enfin, le dernier facteur contraint les assureurs à placer une partie des fonds collectés en obligations d’état, qui, donc, ne rapportent presque plus rien, l’OAT 10 ans pointant, le jour où est écrit cet article, à 0,12% ! 

 

Votre épargne dans les fonds en euros est placée sous les tirs croisés d’une situation financière historique, d’une réglementation de plus en plus contraignante, et d’une législation pouvant donner de relatifs pleins pouvoirs sur votre épargne.

 

Le rôle d’un conseil est alors d’étudier les solutions de la diversification : faudrait-il diversifier en conservant des liquidités sur les produits d’épargne de précaution (Livret A, Livrets bancaires, CEL, LDD (tous très liquides)), acheter de l’or (pourquoi, comment, avec qui, sous quelle forme, avec quelle fiscalité ?), envisager une prise de risque sur les marchés obligataires et/ou actions… L’immobilier… Mais lequel ? Du meublé, du non-meublé, des parkings ? Autant de solutions possibles qu’il faut bien comprendre, maîtriser les mécanismes ainsi que les coûts, avant d’investir. 

 

Soyez sélectifs et comparez.      

 

 

Frédéric Piccard.