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Attendez le prochain krach boursier pour investir !

Attendez le prochain krach boursier pour investir ! Attendez le prochain krach boursier pour investir !

Attendez le prochain krach boursier pour investir ! Un article paru hier Mardi 3 Janvier 2017, dans le supplément papier « Eco & Entreprise » du Monde, devrait retenir l’attention de tout épargnant investi en PEA, unités de compte de contrat d’assurance-vie, unités de compte de PERP, SICAV ou FCP :

 

 

« Alerte sur le marché obligataire chinois » :

 

Les chiffres : La dette publique et privée de l’Empire du Milieu dépasse désormais les 250% du PIB, selon l’Institut d’analyse Oxford Economics. En 2008, elle n’en représentait que 150%.

Les émissions obligataires ont crû de 47%  sur les onze premiers mois de 2016 par rapport à 2015, et le niveau d’endettement des entreprises chinoises atteint 130% du PIB, selon une estimation du FMI.

 

Et alors ? La dette enfle, et son coût aussi, entrainant un risque de défaut sur le remboursement de certaines dettes.

 

Pourquoi le coût de la dette augmente-t-il ?

 

Parce que la FED (Banque Fédérale Américaine), a augmenté ses taux directeurs début Décembre, entraînant dans son sillage l’augmentation des taux d’emprunts chinois, ainsi que des défauts et fraudes sur des dettes d’entreprises chinoises.

Le 16 Décembre dernier, le régulateur financier chinois s’est d’ailleurs résolu à suspendre temporairement les transactions obligataires, empêchant ainsi les investisseurs de retirer leurs liquidités, ceci pour éviter un krach.   

 

Quels sont les risques à court terme qui pourraient accentuer ce phénomène ?

 

Le risque est directement lié à l’évolution des taux directeurs de la FED : Pour faire simple, la politique économique de Donald Trump est inflationniste par essence, puisqu’elle consiste, grosso modo, à investir massivement dans les infrastructures du pays et à creuser le déficit budgétaire de l’Etat Fédéral, en diminuant la pression fiscale. Or le mandat de la FED est clair : outre son action sur l’emploi, elle doit aussi intervenir sur l’inflation. Celle-ci pourra être limitée en fermant un tant soit peu le robinet des liquidités, en augmentant son coût, donc les taux, entraînant une augmentation des taux à travers le monde, et amplifiant le risque de défaut. Ceci est assez schématique mais permet au plus grand nombre de comprendre certaines forces en jeu capables de déstabiliser les marchés financiers.  

De plus, la diminution des recettes fiscales renchérira le coût du crédit : plus la demande de crédit est forte, plus son prix augmente, surtout dans un contexte inflationniste.

 

Ce qui fait dire à M. Hao Hong, Directeur de la Recherche à la Bank of Communications International : « Pour l’instant, le calme est revenu, mais l’éclatement de la bulle boursière, elle, avait eu lieu en trois temps : fin Juin 2015, Août 2015, et enfin Janvier 2016. La première étape du dégonflement de la bulle obligataire est derrière nous. Le marché s’est stabilisé, mais la deuxième étape pourrait vite commencer, quand Donald Trump prendra ses fonctions. »

 

Soyez vigilants face à ces signes de hausse des taux (notamment obligataires), et n’hésitez pas à investir au son du canon ! : Attendez le prochain krach boursier pour investir ! Une preuve : Alors que l’Indice CAC 40 clôturait à 3176,49 points le 10 Octobre 2008 (j’ai volontairement pris un chiffre ne correspondant pas au plus bas de cette période), celui-ci pointe à 4909,16 points à l’heure où cet article est écrit, soit une augmentation de 54,55% en un peu plus de huit années… Attendez le prochain krach boursier pour investir !

Frédéric Piccard.

Achevé de rédigé le 4 Janvier 2017 à 9h07.