Patrifinance : Organisation patrimoniale, assurance-vie, immobilier, défiscalisation, finance...
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Les épargnants n’ont plus aucun intérêt à faire appel à leur banquier ou conseiller financier pour être conseillés sur leurs placements.

Les épargnants n’ont plus aucun intérêt à faire appel à leur banquier ou conseiller financier pour être conseillés sur leurs placements. Les épargnants n’ont plus aucun intérêt à faire appel à leur banquier ou conseiller financier pour être conseillés sur leurs placements.

« L’histoire est discrète, et ses faits majeurs ne donnent lieu à aucune cérémonie. » Jorge Luis Borges.

 

Le fait majeur que je souhaite ici relever, c’est le titre de cet article : Les épargnants n’ont plus aucun intérêt à faire appel à leur banquier ou conseiller financier pour être conseillés sur leurs placements.

 

Pourquoi ?

 

Parce que, depuis le 3 Janvier 2018, l’histoire discrète de la volonté européenne a permis la création, en droit français, sans cérémonie particulière, de la notion de conseil en investissement indépendant, offrant à l’épargnant la possibilité de se voir fournir « (…) un éventail suffisant d'instruments financiers disponibles sur le marché qui sont suffisamment diversifiés », et interdisant au professionnel du conseil d’« accepter, sauf à les restituer intégralement à leurs clients, des rémunérations, commissions ou autres avantages monétaires ou non (…)(Art. L 541-8-1§7 a et b du Code Monétaire et Financier).

 

Quel intérêt pour l’épargnant ?

 

L’intérêt saute aux yeux :

 

L’épargnant ne se verra plus proposer des placements financiers en fonction de la promotion commerciale du moment, ou en fonction de l’intérêt qu’aurait le conseiller à proposer tel ou tel produit d’investissement financier pour remplir ses objectifs de rémunération ou ses objectifs commerciaux, s’il fait appel à un conseil indépendant.

 

C’est d’ailleurs le sens même de la Directive Européenne à l’origine de la Loi, qui souhaite notamment encadrer les rémunérations et les avantages versés et offerts aux distributeurs de produits financiers : conseils et banquiers en ligne de mire, sans doute parce qu’il y eut de bien trop nombreux abus.

 

Donc, les épargnants n’ont plus aucun intérêt à faire appel à leur banquier ou conseiller financier pour être conseillés sur leurs placements.

 

Quels sont les produits concernés ?

 

Les produits financiers concernés sont les SCPI, SICAV, FCP, FCPI, FCPR et FIP, détenus au sein d’un compte-titres, ou  au sein d’un PEA (Plan d’Epargne en Actions), c’est-à-dire hors contrats d’assurance-vie/contrats de capitalisation.

 

Pour quelle économie ?

 

L’économie pourra être importante, puisque les commissions ou avantages perçus par les distributeurs de produits financiers sont toujours exprimés en % des sommes investies.

 

Ainsi, pour prendre l’exemple d’un investissement en SCPI, l’économie pourra atteindre, en général, entre 3 et 5.5% du montant de la souscription, soit entre 1500 et 2750 € pour un investissement de 50 000 € !! 

3000 et 5500 € pour un investissement de 100 000 €, qui vous seront donc reversés si votre intermédiaire est indépendant, ou économisés, si celui-ci ne les perçoit pas !

 

C’est le montant actuellement perçu par votre distributeur/vendeur de SCPI non indépendant.

 

Pour des SICAV, FCP, FCPI, FCPR ou FIP, non seulement l’économie se fera à l’entrée, mais également tous les ans ! En effet, les frais de gestion perçus par le distributeur devront être reversés à l’épargnant, ou, à tout le moins, non reversés au distributeur : il n’est pas rare que ceux-ci atteignent entre 0.2 et 1, voire jusqu’à 2%/an du montant des intérêts !

 

On voit donc bien tout l’intérêt que l’épargnant aura, dès à présent, à passer par l’intermédiaire d’un conseil indépendant, qui ne sera rémunéré que sous la forme d’honoraires, et l’économie substantielle qu’il pourra en retirer, même si, bien sûr, il ne faudra pas omettre la rémunération du conseil, mais seulement en honoraires, et de manière très transparente, et certainement moins coûteuse… C'est ainsi que les épargnants n’ont plus aucun intérêt à faire appel à leur banquier ou conseiller financier pour être conseillés sur leurs placements.

 

Achevé d'être rédigé le 15 Janvier 2018.

 

Frédéric Piccard.